Une (presque) dernière
étape avant de démarrer le chantier…
On est le 23 décembre
2015, et maintenant que j’ai obtenu mon permis de construire, il me faut
passer chez le notaire pour la signature de l’acte définitif… Avant la fin de
l’année si je veux bénéficier de la toute petite remise proposée par LP Promotion. Ce n’est évidemment pas
un cadeau gratuit, puisque cette remise est consentie en échange de mon accord de
ne pas remettre sur le tapi cette histoire de pompe de relevage des eaux.
Un rendez-vous de principe avait été pris le 28 décembre et
normalement, ça peut passer… Il se trouve que j’avais choisi une banque en
ligne pour stocker mes fonds qui devraient être disponibles rapidement, et la
semaine précédente, j’avais procédé à l’enregistrement du Relevé d’Identité
Bancaire (RIB) du Notaire pour pouvoir faire un virement le moment venu.
L’une des caractéristiques des banques en ligne, c’est la
rapidité d’action d’une part, et la possibilité de tout faire par internet
d’autre part : tout est parfait !
Et oui, mais voilà… Ce serait trop simple : les fonds
censés être disponibles immédiatement sur un Compte sur Livret ne le sont pas,
car je ne peux pas débloquer plus de 25.000€ par internet…
Qu’à cela ne tienne, je téléphone directement à cette
banque… Pas de chance encore une fois, les opérations par téléphone sont
limitées à 50.000€, et je ne peux pas demander un virement vers un compte qui
ne m’appartient pas ! Oui, c’est vrai, le compte du notaire ne
m’appartient pas !!!
Alors là, je crois
que je suis en plein cauchemar, dans une pure histoire Kafkaïenne !
Il me faut effectuer une demande par courrier. Pas par mail,
ni par fax : ce serait trop simple. Ma demande sera traitée par leurs
services, et ils ont une semaine pour le faire !
Inutile de vous dire que je suis un peu énervé par tous ces
contretemps. Je décide d’envoyer une demande en Chronopost, et dans la foulée,
je rappelle la banque en ligne pour leur dire ma façon de penser… Puis je leur
envoie une copie par mail de mon récépissé de Chronopost avec le courrier
associé.
Optimiste de nature, je pense arriver à conclure avant la
fin de l’année : je décale mon rendez-vous chez le notaire, et en obtiens
un autre pour le 31 décembre au matin ! Mon planning devient aussi serré que dans un épisode de « Retour
vers le Futur ».
Le 24 décembre,
veille de Noël, j’ai la confirmation que mon virement a été effectué vers mon
compte principal… Celui de ma banque traditionnelle à partir de laquelle je
peux faire les virements que je veux sans problème ! C’est le week-end de
Noël, c’est un long week-end : le virement n’arrivera pas à destination
avant la semaine suivante… Je préviens (ma banque en dur, pas en ligne) que je
passerai le 29 décembre au matin pour effectuer un virement en urgence vers le
compte du Notaire.
Ce qui fut fait… Ouf ! Et miracle entre temps, les arbres ont disparu ! Bon, ok, il
reste encore les souches…
C’est ainsi que le
jeudi 31 décembre au matin, dernier jour de l’année, je me retrouve chez le
Notaire en compagnie du promoteur LP Promotion pour la signature de l’acte définitif. Me voici propriétaire de mon terrain, et voici ci-dessous le
précieux sésame.
Ha oui ! Vous vous demandez sans doute quelle est cette
banque en ligne qui a fait tant d’histoire pour le virement de mes fonds ?
C’est PSA Banque,
et de toute évidence, PSA est meilleur dans l’automobile que dans les services bancaires
en ligne ! En même temps, à chacun sa spécialité.
Quant à ma banque traditionnelle, vous la connaissez déjà…
C’est la Société Générale.
Petit détail qui fait sourire (jaune) : je reçois
courant janvier un avis de passage Chronopost…
Je me rends à mon bureau de poste : ils me restituent
l’enveloppe expédiée le 23 décembre en urgence pour obtenir le virement de mes
fonds. Celle-ci n’a même pas été ouverte pour la raison suivante : « adresse inconnue » !
Alors PSA Banque
a créé toute cette agitation pour rien, car cela signifie qu’ils se sont
contentés de mon envoi par mail pour procéder au virement !!! Je l’ai déjà
dit, mais vraiment… On croit rêver !
Il me reste maintenant un petit détail à voir : refaire
le bornage du terrain qui est encore plus incomplet qu’avant avec les engins sont
passés pour les arbres et d’autres qui ont étalé de la terre, et d’autres
encore qui procèdent à l’arrachage des souches… Et enfin, le lotisseur n’a toujours
pas terminé les travaux d’aménagement… J’obtiens
par contre la garantie que mon chantier pourra démarrer aussitôt que les
travaux de voirie auront été réalisés, c’est-à-dire à partir de mi-janvier.
Le (presque) démarrage du
chantier ?
Je démarre l’année
sur les starting blocks et, le 6 janvier 2016, j’ai un rendez-vous avec le
directeur de chantier de LP Promotion
pour parler du bornage, du nettoyage du terrain, du planning pour démarrer mes
propres travaux, et enfin pour obtenir le relevé topographique que je n’ai
toujours pas.
Mauvaise nouvelle
lors de ce rendez-vous : le lotissement ne sera pas accessible avant
fin janvier, c’est-à-dire après réalisation des travaux de voirie.
Le 11 janvier,
j’ai rendez-vous chez Oc Résidences où
le conducteur de travaux est tout aussi prêt que moi à démarrer : il a
déjà bloqué le terrassier dès le lendemain pour les premiers travaux de
terrassement et le coulage des fondations ! Vous vous en doutez, il faut
annuler cette intervention, le terrain n’étant tout simplement pas prêt… C’est
normalement une question de jours, mais pour l’instant, ce n’est pas possible.
Tout ceci n’empêche pas la réunion de démarrage de se
tenir : 3 à 4 heures de travail avec le conducteur de travaux pour balayer
l’ensemble des caractéristiques de la construction, et figer les choix
obligatoires au démarrage du chantier (même si je pourrai revenir à la marge
sur certains d’entre eux).
Cela concerne tous les postes de la construction, et voici
un extrait des points analysés : Le gros œuvre, les murs, la charpente
(principale et celle du garage), la couverture, toutes les menuiseries
extérieures avec le choix de leurs couleurs et de leurs types (y compris les
grilles de défense, et la porte d’entrée), les menuiseries intérieures, les
sols, la couleur du crépi, les sanitaires, le meuble et vasques de salle de
bain, le bac à douche, …
On fait également une analyse du plan pour valider les
aménagements : position des arrivées et des évacuations des eaux
(intérieures et extérieures), emplacement des placards, sens d’ouverture des
portes, position du lave-linge, du lave-vaisselle, du four, de la plaque de
cuisson et de la hotte, …
Pour le détail de l’électricité, ce sera fait le moment venu
directement avec l’électricien quand le chantier sera prêt pour son
intervention.
Bref ! Nous passons en revue l’ensemble des postes de
la maison, et cette réunion constitue le premier vrai jalon de la construction.
Cerise sur le gâteau ce jour-là : en appelant le
lotisseur durant la réunion pour en savoir plus sur la date effective à
laquelle nous pourrons démarrer les travaux, je leur rappelle que je n’ai
toujours pas le relevé topographique… Et bien tout arrive, car il m’est
transmis par mail dans l’heure qui suit mon appel !
Un prochain rendez-vous reste à planifier lorsque ce sera
possible, c’est-à-dire quand les travaux pourront réellement démarrer :
c’est le rendez-vous de lancement du chantier, qui s’effectue sur le terrain,
pour y effectuer l’implantation de la construction.
Même si cette implantation est clairement définie sur les
plans, il faut faire ce rendez-vous, car certains points restent à discuter… En
ce qui me concerne, j’ai un terrain en légère pente, et le côté le plus haut se
trouve coté garage. Normalement, il est prévu que la dalle du garage soit
réalisée sur hérisson, ce qui veut dire que celle-ci sera légèrement plus basse
que la dalle de la maison posée sur vide sanitaire. En clair, j’aurai une
marche pour descendre de la partie habitation vers la partie garage… Mais avec la
configuration de mon terrain, je vais sans doute opter pour une dalle du garage
sur vide sanitaire afin de remonter celle-ci et me mettre au niveau de la dalle
de la maison : avec une pente dans l’autre sens, la question ne se
poserait pas. En fonction de la pente et des relevés topographiques, j’ai aussi
peut-être intérêt à avoir une maison légèrement plus haute pour me faire
économiser l’installation de la pompe de relevage des eaux usées. Pour ça, il
faudra remonter la hauteur du vide sanitaire de 1 à 2 rangées de parpaings
supplémentaires si cela suffit : il y a 3 rangées prévues en standard, ce
qui fait une hauteur d’environ 75 centimètres.
Tous ces points ne peuvent être analysés et décidés que sur
le terrain, seul moyen de se faire une idée précise de ce que donnera le
résultat de ces choix.
En évitant la pompe de relevage des eaux, j’économise
environ 2.000 Euros. Dans cette hypothèse, j’aurai peut-être plus cher de
plus-value pour faire un vide sanitaire au-dessus du garage, et pour remonter
la hauteur globale du vide sanitaire, mais en revanche, je m’économiserai les
frais d’acquisition, d’installation et d’entretien de cette pompe.
Oc Résidences me
confie quelques devoirs à accomplir pour les semaines à venir :
- Prendre rendez-vous avec l’assistante d’OC Résidences pour faire les choix de Faïence pour la salle de bain, ainsi que les carrelages pour les chambres, la salle de bain, et toutes les autres pièces de la maison
- Appeler VEOLIA pour le raccordement en eau
- Prendre rendez-vous pour la pose d’un compteur de chantier. C’est à moi de fournir l’armoire de chantier, et ERDF en effectue la pose : une chance, on peut m'en prêter une. Voici ci-dessous à quoi ça ressemble :
L’armoire électrique pour le raccordement de l’électricité sur le chantier |
Je profite de cette réunion pour récupérer le panneau
d’affichage du permis de construire, dont l’installation sur le terrain est
obligatoire avant de démarrer tous travaux, et en théorie, au moins deux mois
avant de démarrer. Le 17 janvier, j’installe la pancarte sur le terrain, et
j’espère bien ne pas avoir à attendre 2 mois pour le premier coup de pelle
mécanique !
17 janvier : le panneau de permis de construire est affiché sur mon terrain |
Comme vous pouvez le constater, les arbres ont bel et bien
disparu… Il reste à nettoyer le terrain et à faire passer le géomètre.
Le 20 janvier, je
passe chez le cuisiniste (Cuisines Turini)
pour finaliser mes choix : je ne modifie que les poignées des meubles.
Pour les couleurs, je reste sur mes choix initiaux : mobilier blanc
brillant, plans de travail chêne gris cachemire.
Je vais également chez Oc Résidences pour y effectuer mes choix de carrelage
et de faïence. J’aurai un avenant en plus-value, car je choisis d’avoir 3m2
de faïence en plus des 10 prévus au contrat, et je régularise mon choix d’avoir
du carrelage dans les chambres au lieu de la chape de ciment standard.
En attendant d’avoir des photos d’une vraie maison en
construction, voici quelques photos des éléments choisis chez Oc Résidences :
A droite, deuxième carreau en partant du haut : carrelage des chambres. A gauche, carrelage des autres pièces. |
Faïence salle de bain en 25x33, une frise, et quelques carreaux avec une décoration |
Choix de l’enduit de finition de la maison, couleur T50 Terre sable |
Le crépi dont la photo ci-dessus ne permet pas de se rendre
compte de la couleur exacte est un Parex
T50 Terre Sable que vous pouvez voir sur le nuancier accessible en cliquant ici.
Les travaux du lotissement ne sont toujours pas terminés… Le
terrain n’est pas borné… Les conditions météo se sont nettement dégradées
depuis la fin de 2015, et les terrains ne sont plus que d’immenses champs
boueux…
… Fin janvier,
j’attends toujours la mise à disposition de mon terrain.
Vraiment, se lancer dans la construction
de sa maison, c’est faire l’éloge de la lenteur.
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